''Fabuleux'' Edition Actualités

Une semaine après l´envolée de la bande à Guy Forget en finale de la Coupe Davis, la France est de nouveau sur le devant de la scène aux Arènes de Metz. Après Arnaud Clément en 2003, Jérôme Haehnel en 2004 et Gaël Monfils l´an dernier, Gilles Simon est le quatrième joueur tricolore à inscrire son nom au palmarès de l´Open de Moselle. Une grande joie pour le Niçois de naissance, qui retrouve son niveau de 2008.

Quelles sont vos impressions après cette victoire à l’Open de Moselle ?
Gilles Simon
: «Je suis vraiment heureux. Gagner un tournoi est toujours très difficile. Il y a parfois des joueurs, qui ne s’imposent jamais, qui ratent la dernière marche. Je suis content à ce niveau là d’en avoir gagné un de plus. Depuis 2006, j’arrive à en gagner un chaque année. Ce titre tombe vraiment à pic. Comme souvent d’ailleurs, mais c’est encore plus vrai là. J’avais une période difficile qui s’annonçait. Je devais défendre mes points de Bangkok ou j’avais gagné, et Lyon, où j’avais fait une demi-finale. Ce tournoi m’aide à reprendre confiance après quelques moments délicats».

Comment expliquez-vous votre pourcentage de sept finales remportées sur neuf disputées ?
Gilles Simon
: «La seule raison que je vois, c’est que j’ai vraiment horreur (il insiste) de perdre ces matchs-là. Une finale n’est belle que quand on la gagne. J’étais très tendu avant de commencer et même encore après le gain du premier set. J’avais perdu ma première finale assez facilement à Valence contre Nicolas Almagro en 2006 (2/6 3/6). J´avais plus ou moins digéré cette défaite, mais pas celle contre Andy Murray lors du Masters de Madrid en 2008 (4/6 6/7). C’est le plus grand regret jusqu’à présent dans ma carrière. C’est le match que je voulais gagner. Désormais, je gère bien la pression de la finale».

Après votre blessure, avez-vous envisagé ne plus pouvoir vivre de moments comme celui-ci ?
Gilles Simon
: «Non. Je me suis toujours dit que je n’allais pas perdre mon tennis du jour au lendemain. Après, c’est toujours plus difficile quand on n’est blessé, quand on ne joue pas ou quand on n’est plus tête de série. C’est pour ça aussi que cette victoire fait vraiment du bien. Je vais conserver un classement correct et décent. Si j’arrive à bien finir, j’ai six mois un peu boulevards devant moi. Je n’aurais aucun point à défendre. Les perspectives pourraient être intéressantes». `

«Mes efforts sont récompensés»

Quel goût à cette victoire par rapport aux six autres ?
Gilles Simon
: «Chaque tournoi a son histoire. Il y a un contexte différent, très particulier. C’est un tournoi que je voulais vraiment jouer. Je sentais que je pouvais faire quelque chose de bien ici. Même lors de la préparation en Coupe Davis, il y a eu un déclic. Je n’étais pas inscrit car mon bébé devait arriver le 28. Je ne pouvais pas m’inscrire à un tournoi, qui débute le 20. Faire autant d’efforts même avec les organisateurs, c’est fabuleux. Mes efforts sont récompensés».

Votre service a-t-il été la clé de vos succès durant toute cette semaine ?
Gilles Simon
: «Je n’ai jamais servi aussi bien. J’essaie de m’inspirer de certains autres joueurs. Si Murray a tant progressé en 2008, c’est grâce à son service et non pas par son jeu du fond du court. Quand je perds contre lui à Madrid en 2008, je m’en aperçois. C’était la principale différence dans son jeu. Roger Federer est un excellent serveur, mais ce n’est pas celui qui sert le plus fort. Je ne vais pas m’appuyer sur John Isner. On a pas le même gabarit, mais on a regardé comment faire pour progresser. Je me suis dit que je devais à mon tour évoluer dans ce sens. Mais, cela ne vient pas du jour au lendemain. j’ai profité de ma blessure pour travailler spécifiquement ce secteur. Je me suis musclé au niveau du haut pour gagner en force, frapper plus fort et plus longtemps. Et c’est vrai que sur ces dernières semaines, je sers très très bien. Pour un contreur comme moi, c’est hyper important».

Quel est votre programme d’ici la fin de l’année ?
Gilles Simon
: «Je pars en Asie. Je fais Pékin, puis Shangaï; Ensuite, je reviens en Europe pour Montpellier, Valence et Bercy».

Sans oublier Belgrade, théâtre de la finale de la Coupe Davis…
Gilles Simon
: «Ce n’est pas moi qui décide pour y aller (rires)».

 

Propos recueillis par Arnaud Demmerlé

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