''Nous avons besoin de l'Open de Moselle'' Edition Actualités

Pour sa première visite à l’Open de Moselle, le Président de la Fédération Français de Tennis, Jean Gachassin, n’a pas chômé. Cet ancien joueur de rugby, surnommé à l’époque «Peter Pan» a quand même trouvé le temps de revenir sur l’actualité chaude du moment, de la finale de la Coupe Davis au projet du nouveau Roland-Garros. Morceaux choisis.

Quelle est l’importance d’un tournoi comme l’Open de Moselle pour le tennis français ?
Jean Gachassin
: «Au même titre que l’Open 13, Nice et Montpellier, nous en avons besoin. Nous nous sommes d’ailleurs battus l’an dernier pour qu’il ne déménage pas ailleurs. Il devait rester en France. C’est l’essence même, la vitrine de notre sport».

Que pensez-vous du retrait de dernière minute de Gaël Monfils ?
Jean Gachassin
: «C’est dommage. Il sortait de l’euphorie du week-end de Coupe Davis. Il avait montré des valeurs de bagarreur, de contreur, de détermination et surtout un état d’esprit irréprochable. C’est une personnalité du tennis. Il est très attachant mais aussi un peu folklorique. Il aurait dû discuter un peu plus avec les organisateurs, rester avec les gens qui l’attendaient et se faisaient une joie de le voir. En revanche, Jo-Wilfried Tsonga vient ce vendredi. C’est chouette de sa part. Tous les joueurs français voulaient participer à ce tournoi. Mais après trois jours d’efforts, de concentration et de tension, ils peuvent craquer. Malheureusement, l’Open de Moselle le paie un peu».

Lors de ce week-end de Coupe Davis, vous n’avez pas ménagé vos efforts pour soutenir vos troupes. Que pensez-vous de cette bande de copains qui réalisent des prouesses dans cette épreuve ?
Jean Gachassin
: «C’est un groupe qui se bonifie depuis plusieurs mois. La mayonnaise a pris et tout le mérite en revient à Guy Forget. On lui a donné les pleins pouvoirs. On ne regrette absolument pas aujourd’hui. Je lui ai demandé de dialoguer davantage avec ses joueurs tout au long de l’année. Il l’a fait et maintenant il en récolte les fruits. A Lyon, Julien Benneteau et Jo-Wilfried Tsonga étaient blessés. Ils avaient probablement d’autres chats à fouetter. Et pourtant, ils sont venus pendant trois jours. Jo a même porté le sac de Michaël Llodra. C’est magnifique. C’est ça l’esprit d’équipe».

«Roland-Garros a une âme»

Maintenant, il faut aller chercher ce Saladier d’Argent en Serbie…
Jean Gachassin
: «Le match s’annonce terrible, l’ambiance le sera aussi. La finale est dans plus de deux mois mais elle se prépare dès aujourd’hui. Les joueurs doivent se préparer psychologiquement dans ce sens. Il y a une forte émulation entre eux. C’est positif. Tous veulent intégrer la liste finale et représenter leur patrie. Après, il est certain que recevoir est un avantage important».

Où en est le nouveau projet de Roland-Garros ?
Jean Gachassin
: «C’est le dossier épineux de mon mandat. Tous les jours, il y a des bouleversements dans un sens ou dans un autre. Roland-Garros a besoin de s’agrandir. Trois dossiers ont ainsi été retenus : Versailles, Marne-la-Vallée et Gonesse. Le meilleur d’entre eux, révélé lors de l’assemblée générale de février 2011, affrontera le «tenant du titre». Roland-Garros a une âme. Pour Versailles, c’est de plus en plus difficile. Il a un peu pris du plomb dans l’aile. Nous irons à Marne-la-Vallée le 29 septembre prochain. Pour le moment, la cote de Gonesse monte en flèche. Ce dossier est excellent mais on ne peut pas faire n’importe quoi. On engage le tennis français pour 30 ans».

Propos recueillis par Arnaud Demmerlé

 

Les autres actus

Afficher les publications de :

logo partenaire
Mentions légales - Plan du site
Logo Moselle Open - Moselle Open - tournoi de Tennis ATP 250

Inscrivez-nous à notre newsletter

Joignez-vous à notre liste de diffusion pour recevoir
les dernières nouvelles concernant le Moselle Open !

Merci ! Votre inscription est active !